Donna Karan courts controversy with new campaign shot in Haiti

Donna Karan’s spring/summer 2012 advertising campaign featuring local Haitians has been met with disapproval.

Donna Karan’s Spring 2012 collection is heavily influenced by her charity work in Haiti. The designer spent time there following the tragic earthquake last year, focusing upon initiatives dedicated to exporting Haitian craftsmanship and artistry, and rebuilding communities. But her new advertising campaigns, which were shot in Haiti, have provoked some controversy.

Photographed by Russell James, the shoot was inspired by the work of Haitian artist Philippe Dodard and shot on location in Jacmel in the south of the country. Model, Adriana Lima poses amongst local residents in graphic dresses and earth-toned hues, from the spring/summer 2012 collection.

Lima is a Brazilian model, most famous for her Victoria’s Secret Angel body. “I have never used her before, and I am totally in love with her” said Karan to WWD . “She shows the heart and soul of Haiti.”

In one of the images, however, the local children appear to blend into the shadowed background behind the model. A commenter labelled as Circe on Fashion Gone Rogue refers to them as “minorities in the background.” A commenter, identified as StrawHat on the Huffington Post , notes that “using the downtrodden as props for high-fashion shoots smacks of completely insensitive imperialistic attitudes.”

For a designer intent on drawing attention to the plight of the Haitians, it is a contrast between the poverty-stricken locals, and the successful high-end brand, that is perhaps most unwelcome.

The campaign can be found in fashion and lifestyle books from March.

Karan shot the campaign in
Haiti, she explained in a release, because the country was her “creative inspiration, bringing my two worlds together… [the campaign] infuses the vibrant spirit of Haiti into a sexy New York sophistication.” She’s founded a charity to bring support to the ravaged country called Hope Help & Rebuild Haiti and said that bringing awareness to Haiti has become a “personal passion” of hers. She’s definitely done that here–but it has been the opinion of some blog commenters that the result is misguided and racist.
Several commenters on this Huffington Post piece, which asks readers if the campaign is “misguided,” were outraged: “The only thing that bothers me about it is a supermodel wearing uber expensive clothing in the middle of a country that has been devastated by unimaginab­le poverty.” –thejadedentrepreneur. “[T]he juxtaposition of luxury clothing — Donna Karan sells $2,000 dresses — and the poorest country in the Western hemisphere is troubling, and perhaps undercuts the message Karan thinks she’s sending,” wrote Jezebel’s Jenna Sauers.

It’s a disquieting scenario to say the least, so a spokesperson from Donna Karan has just issued the following statement to fashionista.com to explain the designer’s intent:

It is well known that Donna has been deeply involved in supporting and bringing awareness to Haiti since the earthquake. Through her personal experiences there, Haiti was a natural inspiration for the Spring 2012 collection. The intent of the ad campaign is to celebrate the culture and creativity of the people of Haiti

Karan has dedicated a lot of time and effort in recent years to raising money for, bringing awareness to and helping to rebuild Haiti. In June, Veuve Cliquot chose her charity, Hope Help & Rebuild Haiti, as the beneficiary of its annual Polo Classic. At the event, she showcased the work of Haitian artists, as her focus has been to help Haitians help themselves through creative business development–something she has been working on with the Clinton foundation.

This report uses material by Lauren Kelly-Jones at http://fashion.telegraph.co.uk/news-features/TMG8961221/Donna-Karan-courts-controversy-with-new-campaign-shot-in-Haiti.html and Dhani Mau at http://fashionista.com/2011/12/exclusive-donna-karan-responds-to-controversy-surrounding-haiti-campaign/

4 thoughts on “Donna Karan courts controversy with new campaign shot in Haiti

  1. Donna Karan, Bill Clinton and the rest of the UBBER CLASS RICH POVERTY PIMPS from the USA and the GLobal Charities Mongers, BE AWARE! YOU ARE the !%! COLINAZO

  2. Pub DKNY, Dona Karan, bienfaitrice de l’éducation en Haïti ou Peau blanche, coeur noir

    À comparer à l’Olympia de Manet qui est la vraie source picturale de cette pub, image évocatrice du rapport de domination coloniale entre la courtisane blanche et sa «servante» noire, anonyme, laissée dans l’ombre et dont le contraste de teintes d’épiderme sert à exalter la couleur de la peau de sa maîtresse. Prostituée mais blanche et servante noire illustrent dans ce célèbre tableau le rapport traditionnel des couleurs.

    La comparaison s’arrête là. Dans la photo, l’espace sombre est clos jusqu’à l’étouffement, les regards des dramatis personae, évitant celui du spectateur, sont émoussés par la mélancolie tandis que l’odalisque, dans une posture encore plus provocante, n’est pas assoupie. Sa poitrine exhibe entre ses seins, à la place du coeur, un pectoral furieusement roots, suggérant que si sa peau est blanche, son coeur, lui, est bien nègre… Sur le plan de la qualité esthétique, faut-il y voir un «progrès» post-colonial ?

    Joël Des Rosiers

  3. Excusez-moi Joêl, mais votre discours est une masturbation mentale. Vous n’êtes certainement pas un artiste et vous ne remarquez mêm pas que Adriana Lima est une mulatresse elle-même.
    Inutile d’étaler vos complexes raciaux aux yeux d’un publique qui n;’a rien d’autre a foutre que de s’assoir sur son cul et de critiquer ceux qui travaillent.
    Je n’ai rien contre vous puisque je ne vous connais pas, je m’en tiens à votre discours simplement
    Moro

    1. Monsieur, vous devriez vous relire avant d’envoyer vos posts farcis de fautes d’orthographe et de vulgarités langagières. C’est indigne de ce blog ! N’ayant pas le temps pour des polémiques inutiles, je partage néanmoins avec les internautes le commentaire intelligent de F. Ilhouz. Je vous suggère, si ce n’est déjà fait, d’aller voir l’Olympia de Manet et vous comprendrez mieux le sens de mon propos. Que le mannequin soit d’après vous une «mulatresse» (sic), cela ne change rien à la portée iconographique de sa pose. C’est en outre mal connaître le Brésil, les Antilles françaises en général, où règne depuis des siècles « l’aristocratie de l’épiderme» (Jean Baudrillard). Misérable éructation que la vôtre !

      Joël Des Rosiers

      «Il est un mot de la langue française qui a disparu du Petit Larousse et du Petit Robert mais qu’on pouvait encore trouver sous la plume de certains bons auteurs d’avant-guerre et que définissait l’admirable Emile Littré en 1871, certes dans le cadre strict de la jurisprudence bénéficiale mais dont on peut étendre le sens en se fondant sur l’étymologie, c’est le regrès, opposé à “progrès”… cf. “régression”, “régressif”, &C. J’ignorais cette image de Donna Karan (dont je ne connaissais d’ailleurs pas non plus l’existence) jusqu’à ce que je la reçusse dans la foulée collatérale de ton envoi circumnavigateur, voici quelques jours. J’avoue qu’elle me frappe par son ambiguïté, son message équivoque, elle met mal à l’aise par l’atmosphère trouble que dégage la composition empreinte d’un classicisme apparent dans son iconographie banale, son usage convenu de la figure féminine… Est-on censé voir entre cette réclame pour DKNY et l’action bienfaitrice de la marque en faveur de l’éducation en Haïti un lien que, quant à moi, je n’apercevrais pas ? A y regarder de plus près on déchiffre “Photographied in Haïti” au-dessus de la mention “Discover the beauty and inspiration of Donna Karan NY” recouvrant le talon droit du modèle. Devrait-on établir la corrélation à partir de ces simples indications blanc sur noir ? A vrai dire, l’ensemble paraît plutôt charrier une idéologie assez reconnaissable, véhiculée par les éléments ordinaires à ce genre de représentation. En ce qui concerne le «”progrès” post-colonial», ne s’agirait-il pas au contraire d’un regrès néo-néo-colonial, derrière le pectoral ressortissant à la catégorie “art tribal”, selon l’expression des commissaires-priseurs, voire des stylistes eux-mêmes, en contrepoint de l’attitude offerte/farouche de la belle métisse, sous ses dehors «furieusement roots» ?… Et les personnages dans l’ombre – sont-ils plusieurs ? je n’en distingue qu’un -, me paraissent occuper le rôle de “génies secondaires” ou “divinités mineures” accompagnant un assemblage (pseudo-)rituel consacré à une déité principale construit selon un schéma vaguement ethnographique. Prosternez-vous, bonnes gens, devant cet autel du sacro-saint Consumérisme & de l’indémodable Mammon (déguisé en gonzesse à la mode & au coeur noir) ! Ainsi, le recours à une esthétique “enracinée” pour servir des fins mercantiles (photo de pub), fût-ce en tant que produit dérivé des (bonnes) bonnes oeuvres de DKNY, n’en reste pas moins suspect. Car au bout du compte, il ne s’agit guère ici que d’une variante de la charité bien ordonnée… ne crois-tu pas ? Les deux sources d’inspiration de cette petite mise en scène – Olympia et quelque sanctuaire traditionnel – ne changent rien au fond à l’affaire : le patronnat ne désarme jamais ! D’où le sentiment sinon de régression, en tout cas pas littéralement de progrès (tes guillemets en soulignent le caractère amphibologique, insistent sur la dimension paradoxale, problématique de cette notion), que je retire de cette pub jouant sur plusieurs tableaux pour remplir la même vieille fonction à l’intérieur du même vieux système capitaliste… décidément non “moralisable”. Il y aurait sans doute encore beaucoup à dire, en poussant plus loin l’analyse iconologique.» F. Ilhouz

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